Voyons l'évolution de la voiture en France depuis la période gauloise et romaine jusqu'à la fin du Moyen âge. Les mêmes véhicules se retrouvant partout, même dans tous les pays du monde, adaptés plutôt à la nature du sol et aux besoins économiques qu'à la diversité des races
L'évolution elle même, telle que l'on peut la comprendre, n'a pas été réalisée partout au même rythme et il serait facile de trouver encore en usage dans certaines vallées ou plateaux de nos contreforts montagneux, des véhicules dont la conception remonte aux premiers siècles de notre ère
Chez les Gaulois le char de guerre avait été abandonné par nos ancêtres avant l'invasion de Jules César, nos gaulois, selon les sources; possédaient alors des " Bennas ", grands chariots en osier tressé montés sur une charpente à quatre roues pleines ou creuses
A leur tour les romains adoptèrent ces véhicules que l'on voit représentés sur des bas reliefs à Rome, ces vastes chariots servaient aussi à transporter toute une famille au cours de ses déplacements
Le " Currus " char léger en bois recouvert de bronze monté sur deux roues servant peut être à la promenade mais à coup sûr aux courses et dérivait de l'ancien char de guerre
L' essada, variante du Currus mais ouvert du côté des chevaux et fermé sur l'arrière
Le " Carpentum " caisse vaste bâchée, équilibrée sur deux roues centrales tirée par des mulets, sorte de voiture pour Dame gallo-romaine
L'Arcera, chariot long et bas couvert posé sur quatre roues servant au transport des malades et blessés, mais aussi recouvert de coussins au transport des riches fainéants lesquels on le sait ont toujours abondé. Désormais nous n'avons plus de chariots à notre époque, mais les fainéants de nos régions sont légions
Le seul véhicuel rapide était le " Cisium ", chaise légère à deux places et à deux roues munie d'un long timon qui permettait d'atteler trois chevaux, deux en parallèle et un en pointe !
Cette voiture servait au transport des courriers mais aussi des gens pressés !. On la lançait à fond de train sur les voies romaines absolument rectilignes et sur lesquelles on pouvait croiser et doubler sans danger les véhicules plus lents, puisque comme je le précise plus haut elles avaient plus de 17 mètres de largeur !
Il fallait evidemment des conducteurs éprouvés pour résister pendant des heurs aux cahots et rebondissements que devaient subir cette voiture légère sur les dalles légères !
On abattait régulièrement 100 milles par jour, soit 160 Kms, Lutèce-Massilia en 5 jours et demi, une vraie folie. Cette vitesse ne fut plus jamais atteinte en France avant la construction du chemin de fer mordious !!!!!
Ce n'est que vers le XII siècle que sera inventé le collier de poitrail rigide permettant une évolution certaine dans le domaine du transport, du commerce et de l'agriculture !. Mais avant d'en arriver la il nous a fallu traverser les invasions Barbares du début du Moyen âge !!
Tous les modes de transport disparurent rapidement après l'arrvée des Barbares et les invasions multiples venant du Nord, de l'Est ou du Sud. Mais on voit les routes romaines rectilignes et pavées qui vont disparaître aussi peu à peu !
Suite aux invasions les bourgades se développèrent loin de ce réseau de route romaines. Quelques routes dites " royales " ne cesseront pas d'êtres entretenues et praticables par tous les temps. Par contre les chemins de traverse étaient intentionnellement maintenus en mauvais état par les seigneurs locaux, par stratégie comme difficulté d'approche, mais aussi par goût du lucre, toute marchandise tombant au sol sur leur domaine leur appartenait !
Un fait d'ailleurs est significatif à cet égard : Il n'existait aucune corporation ouvrière spécialisée. elles étaient fabriquées par des " Charrons " forgerons fabricants des charrettes, qui ne formérent un corps de métier régulier que vers les années, selon les régions, 1450-1490, c'est à dire la toute fin du moyen âge !
Ce n'est que dans cette période que fut inventé le véritable avant train mobile pour véhicule, ou l'ensemble constitué des roues avant, de l'essieu et du timon ( barre d'attelage ) forme un bloc distinct qui pivote sur son axe sous le chassis !
Du XII au XV siècle les voitures sont encore de simples caisses posées sur des roues, sans suspensions et en tout semblables aux chariots lourds des négociants et du monde de l'agriculture
Des enluminures au XIV siècle montre des voyageurs assis dans ces rudes véhicules dissimulés sous des tentures, des blasons et des cartouches, les chevaux disparaissant sous de lourds caparaçons armoiriés et magnifiques
Nota : Des litières ou " Basternes " réservées le plus souvent aux femmes et aux blessés permettaient des vitesses un peu supérieures. Ce sont des caisses ouvertes ou fermées munies de longs brancards devant et derriere entre lesquels on sanglaient des mulets l'un en tête et l'autre en queue. Ce véhicule dérivé de ceux des romains était encore utilisé au XVII siècle
PS : Voilà qui était préjudiciable au postérieur du voyageur qui devait surement faire bassiner son joufflu aux étapes s'il n'était pas un habitué des voyages en voiture médiévale M de V






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