le Gardien des Mémoires du Royaume sous la montagne, vous souhaite la Bienvenue dans son scriptorium
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samedi 24 janvier 2026
Jean de Vienne, Funeste début de Carrière !
lundi 19 janvier 2026
N° 495) Jean II le Bon un problème d'histoire morale ?
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| Jean II le Bon |
Ce retour en Angleterre est un cas historique ou l'on voit le désaccord entre les jugements des chroniqueurs du XIV siècle et les sentiments des historiens modernes. Les hypothèses au fil des siècles, n'ont pas manquées d'alimenter les chroniques. Or donc le cas mérite un approfondissement ou si vous préférez une petite enquête !!
On ne peut aiseément retenir pour seule raison de son retour volontaire à Londres, le désir, par point d'honneur, de remplacer son fils évadé le Duc d'Anjou car il suffisait d'un acte de Roy pour renvoyer ce dernier en Albion !
G Dodu dans sa chronique des Valois écrit en 1934 je cite : d'autres mobiles ont pu agir en même temps sur ce cerveau, dans lequel on serait souvent embarrassé pour dire ce qu'il s'y passait ?...je dis oui car un chroniqueur comme Jehan Froissart disait lui même que Jean II était lent à concevoir
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| Edouard III |
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| Le Prince Noir |
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| Jean II le Bon |
lundi 22 décembre 2025
Qui était vraiment Simon de Montfort ????
Cette figure de la croisade deviendra Comte de Toulouse en 1215; il eut pour épouse Alix de Montmorency en 1190 voila ce que tout le monde sait, mais qui était il vraiment ????. Quel était cet homme auquel la Papauté, par l'intermédiaire de ses Légats, avait confié la défense de l'église dans le Sud de la France ????
Comme bien souvent quand on creuse le Moyen âge, à nos questions posées, peu de réponses, mais d'autres questions à foison !!!. Les jugements portés sur lui par les historiens de son temps varient selon leurs convictions personnelles et la fiabilité des informations qui leurs furent transmises
Il est évident que les Chroniqueurs de l'époque n'étaient pas au coeur de l'action. Tout fonctionnait par le bouche à oreilles ou l'écriture pour certains érudits comme les moines . C'est bien ce qu'est Pierre des Vaux de Cernay, un moine Cistercien qui écrivit l'histoire de l'hérésie des Albigeois et de la sainte guerre entreprise contre eux !!!
Ce qui frappe surtout, quand on lit l'histoire des campagnes qu'il mena pendant près de dix ans c'est sa facilté de déplacement il semble avoir la faculté de se trouver partout en même temps. Ajoutez l'extrême rapidité de ses décisions, l'audace calculée de ses attaques !....Y a pas à dire ce soldat paye de sa personne, cela semble presque au-delà du raisonnable pour l'époque ??
Les historiens parlent de ses moeurs austères et de sa grande piété. Piété intéressée ???, si l'on veut, puisqu'il doit tout à l'église et n'attend du secours que d'elle. Piété sincère ???, car cet homme est assez redouté pour n'avoir nul besoin d'une piété factice !. Il se considère en toute bonne foi comme le soldat du christ, au point que lors de ses revers il accuse Dieu d'ingratitude ou de négligence
On peut avancer la théorie qu'un occupant étranger était toujours numériquement plus faible et qu'il est tenu d'user de représailles féroces pour se faire respecter ??? la vie était dure à cette époque et les hommes ne l'étaient pas moins !
Cependant ce n'est pas Simon de Montfort qui a inventé les lois de la guerre, les mutilations de prisonniers était un moyen sûr d'épouvanter l'adversaire. Les morts ne bougent pas et sont très vite oubliés, alors la vue d'hommes aux yeux arrachés et aux nez coupés peut glacer de peur
Notons que ces pratiques étaient utilisées dans toutes les armées et l'on coupait aussi bien les pieds, les mains et les oreilles le plus souvent sur des roturiers, . Lors de cette guerre pour la foi des chevaliers furent écorchés vifs ou coupés en morceaux, la foi rendait ces cruautés légitimes, mais ne jetons pas la pierre sur nos anciens, car qu'en serait il de nous si la menace de l'arme nucléaire n'existait pas hein ????
Etant donné ses indiscutables qualités de chef et l'admiration que sa bravoure inspirait même à ses pires ennemis, il eût peut être pu trouver un moyen de se faire haïr moins qu'il ne l'a fait. Simon ne pouvait se permettre d'être large en dons, il manquait d'argent. Il eût pu du moins être courtois avec ses nouveaux vassaux-peu commode il manquait de patience
Quand il essayera de faire le législateur, il tentera par les statuts de Pamiers d'implanter en Languedoc les lois et coutumes de France, sans peser ce que la chose avait de vexant pour un peuple attaché à ses traditions, ses coutumes. On peut faire la guerre sans traiter les adversaires en peuple colonisé. Faut il le rappeler, nous parlons ici du Sud de la France mais à cette époque ce n'était pas la France !!!
C'est la Papauté qui lance une armée contre le sud et l'on constate qu'ils ne vont pas mettre le moindre sabot de cheval en Aquitaine possession Anglaise !!. Dans les combats qu'il mène pour la foi Simon présidera à trois grandes exécutions de Parfaits (ascète cathare). Si par ses victoires il a rendu les bûchers possibles, la véritable responsabilité des autodafés d'hérétiques incombe aux Légats du Pape !
Pillages, massacres, incendies, destruction des récoltes, des vignes et du bétail, ces tactiques vieilles comme le monde furent appliquées par Simon de Montfort à une vaste échelle
Il semble que le crime principal de Simon fut d'avoir été un trop bon soldat et de n'avoir été que cela !! en tant que chef de guerre il a dépassé toutes les espérances de Rome
Le 25 juin 1218 tandis qu'il faisait le siège de Toulouse avec son armée Simon est mortellement touché par un grosse pierre projetée du haut des murailles. Si son trépas est ressenti comme une victoire par les méridionaux elle sera de courte durée et n'empêchera pas la complète soumission de cette région au roi de France dix ans plus tard !!
PS : les religions sont à l'origine de bien des guerres et celles ci ne sont jamais propres, sans vouloir remuer le couteau dans la plaie, certains de nos contemporains prônent encore des idées religieuses pour le moins retrogrades et belliqueuses j'dis ça j'dis rien hein....M de V
mercredi 17 décembre 2025
Boulazac une Paroisse, un Village et un Fief en Périgord au moyen âge
Boulazac vient de naître sous le nom d'un riche propriétaire, pourquoi ne se nommerait il pas Bullatius ? qui donne Bullatiacum, Bolazacum puis Boulazac. Le domaine va égrèner ses manses (habitation rurale) sur les coteaux là ou s'élèvent aujourd'hui les hameaux. Nous sommes vers 275 et pendant que l'on retire les meilleurs légions des frontières de l'empire, les hordes Alamanes, dans une chevauchée foudroyante, ravagent les provinces découvertes depuis le Rhin jusqu'en Aquitaine et Boulazac va subir sa première et terrifiante invasion !!
Cette petite concentration d'humains dans leurs manses va grandir sous l'aile protectrice de Périgueux (voir article) la cité fortifiée avec ses trente tours sur son mur d'enceinte, la tutelle ne sera pas facile à vivre et la main qui dirige sera souvent bien lourde !. Passons donc en revue, en décortiquant la chronique de Boulazac, la population de cette bourgade les Bourgeois, les Damoiseaux et les paysans !
D'autre part, Périgueux possède très tôt une milice suffisante pour limiter les conflits entre voisinage et lignages dont le plat pays ne souffrira qu'aasez peu
Sous les derniers Capétiens directs une grande prospérité règne sur le royaume que Jehan Froissart qualifie de " gras et dru ". Par le fait de nombreux Bourgeois enrichis par le négoce deviennent propriétaires en banlieue, ce sont gens avisés et âpres aux gains,
Exemple: en 1328, le Consul ( membre du conseil des villes sous l'autorité d'un Maire ) Rampnaulf possède une fort jolie terrasse dominant Boulazac, la vue est si plaisante que notre homme y fait bâtir une solide maison à laquelle va s'attacher le nom patronymique, la propriété de Rampnaulf devient de Rampnolf, puis de Ranolf, ensuite de Renolf pour finir par la Renolphie !
Parmi les anciens impôts un des plus lours et le " commun de la paix " établi pour l'entretien des troupes destinées à faire respecter la Trêve de Dieu. Il se levait chaque année, entre le 15 Août et le 8 Septembre de la façon suivante : Par habitant Mâle et adulte 12 deniers, pour son cheval 6 Deniers, pour un Boeuf, une vache ou un âne 6 Deniers, pour un Porc 1 Denier et pour chaque lot de 4 Moutons ou Chèvres 1 Denier
En 1339 la paroisse de Boulazac est imposée pour 4 Livres Tounois, 3 Sols et 9 Deniers en monnaie Royale ...ce qui donne avec mon convertisseur de monnaie 587,02 Euros !!!
Pour le pauvre Serf attaché à sa tenure Mainmortable ( voir article ), sauf in legs de 5 Sols pour le salut de son âme, il est Taillable et corvéable à merci, il sont les successeurs des esclaves chasés de l'époque Franque et ils mèneront une vie pitoyable au cours du Haut moyen âge
Désormais la Censive ( Terre concédée moyennant un Cens Annuel payé au Seigneur ) est la Tenure normale dans la condition des Terres. En dehors des Tailles municipales et des redevances, le Seigneur exige encore de ses tenanciers le Droit de Gîte de Prise et de Pourvoirie ( voir article ), ainsi que les Banalités du Moulin, du Four et du Pressoir sans oublier la Dîme prélevée par l'Eglise ...le Roturier médiéval est écrasé d'impôts
Puis nous avons les Corvées Domaniales leur exécution se heurte à une mauvaise volonté de la part des paysans rebutés, hostiles et naturellement chicaneurs. Aussi à Boulazac ces corvées sont abandonnées et rachetées sous formes de taxes. Mais il n'en va pas de même pour la Corvée d'Intérêt Public que le Consulat de Périgueux exige de façon rigoureuse, sans aucune possibilité de rachat. Tout le monde participe à l'entretien des chemins, des fortifications citadines et des défenses extérieures sous peine de sanctions les plus sévères !
Toute la police locale est confiée aux 14 Sergents de Périgueux, volontiers brutaux ils molestent souvent les paysans de Boulazac qui jamais ne se permettront de les malmener à la différence de certaines femmes de Puy Saint Front. En 1328 Raymonde Chastanh est condamnée à 20 sols d'amende pour avoir battu un sergent et l'année suivante les dits sergents se plaignent de femmes qui les frappent jusqu'à effusion de sang
L'habitation paysanne de Boulazac se présente dans une saisissante pauvreté. Comme les carrières abondent au pays elle est faite de murs trapus en pierres sèches adroitement assemblées et couvertes de tuiles du pontet, plus misérables encore, mais plus rares, les chaumières en torchis sur une charpente grossière
Maisons à pièce unique remplissant tous les offices, même celui de cellier elle communique avec l'étable placée sous le même toit
La grande distraction, la seule, c'est le marché de Périgueux, la grande foire de la mi-carême et surtout celles de la Saint Mémoire et de la Saint Front qui durent chacune 15 jours sans désemparer. Comme ces deux dernières sont aussi des Pélerinages ( voir article ) elles attirent des foules immenses au tour de la châsse du Saint Apôtre
Tout ce que Boulazac peur compter comme gens valides se ruent vers la Clautre et le Cordec ou les marchands ont installé leurs éventaires, tandis que les boutiquiers ouvrent leurs étals . Les femmes vont marchander les hommes trainent dans les tavernes pour ensuite échauffés par de multiples pots de vin se diriger clandestinement vers le quartier des ribaudes tellement malfamé que le guet y circule sans arrêt !!
PS : cet article est tiré des Chroniques de Boulazac transcrites par Jean Dumas et Michel Combet aux archives de Périgueux... mais faut bien avouer qu'il n'y a aucune différence entre un Bourgeois et un Noble quand ils détiennent un Fief ....à bientôt M de V
mercredi 9 juillet 2025
Les Conards de Rouen XV siècle
Loin de moi l'idée d'insulter les citadins de cette bonne ville Ducale de Normandie, d'autant que je suis natif de cette cité et mes enfants aussi. Les Conards sont des bouffons ou " Badins " de Rouen qui s'étaient associés pour jouer tous les ans, pendant la durée du Carnaval (voir article), les " faits vicieux " dans le but de réformer les moeurs des gens de la cité par le ridicule !
Ils avaient le privilège, reconduit tous les ans par le parlement, de se masquer aux jours gras et d'octroyer à d'autres, moyennant finances, la permission de se masquer aussi. De très anciens poêtes emploient dans leurs textes le terme de Conard pour " sot " et de Conardie pour " sottise "
Nous voyons donc à Rouen au Moyen âge, pendnat les jours gras, les conards chevaucher masqués es rues et ruelles de la cité, ayant à leur tête un Abbé des Conards élu, mitré et crossé, monté sur un char
Ils jetaient à tous venant des rébus, des satyres et autres pasquils. A notre époque vous souririez de pitié devant ce spectacle bizarre, vous en feriez fi à votre aise en comparaison de toutes les libertés, bonnes ou mauvaises, que vous offre les réseaux sociaux, cet Argus aux cent yeux épiant sans cesse les grands de ce monde !
Est-à dire que dans leur temps il n'y avait pas d'abus et qu'il ne se faisoit point de sottises et que les puissants estoient sans contrôle ?, loin s'en faut !, mais je vous rassure nous faisons bien pire qu'eux dans notre époque dite moderne.Qui donc alors dans cette période, taxée d'obscurantisme, signalait les abus, qui réclamait contre les vexations, la mauvaise justice, le mauvais gouvernement, les sottises et les frasques des dirigeants et des nantis ?
Qui sinon ces Badins, ces Turlupins, nommés aussi les enfants sans souci, dirigés par cet Abbé de Mau-Gouverne à Poitiers, cette Mère Folle à Dijon, et cet Abbé des Conards à Rouen qui vous faisait pitié tout à l'heure !
La vérité se trouvait derrière toutes leurs bouffonneries et elle était étalée à la cour comme à la ville, malheur à ceux qui pris dans leurs filets se trouvaient exposés avec leurs vices cachés !!!!
Cette vérité qui serait éconduite sous un habit sérieux, aux portes des dirigeants, était fort bien reçue sous la livrée de la folie. Cela n'allait pas sans sourires forcés, mines contrites et faux repentir je vous le concéde !
Or donc tous les ans aux approches du Carnaval la vérité apparaissait, portée par la confrérie des Conards, aux portes de la cité qu'elle voyait s'ouvrir devant elle. Alors d'énergiques plaintes longtemps retenues étaient reprochées, des outrages longtemps dissimulés apparaissaient provoquant d'inextinguibles rires trop lomgtemps réprimés !
Par le sarcasme et la dérision la vérité faisait jour le temps d'un carnaval (environ trois jours) le règne des Conards était venu. Règne ardemment désiré par le peuple et craint par les autres. Le Oui fatal accordé par le parlement et qui autorisait chaque année à la turbulente confrèrie le droit de juger était redouté
Que pouvait ignorer des vicissitudes de la cité l'Abbé Mitré des conards, alors que ses infatiguables enquêteurs furetaient à longueur de temps dans la ville et ses faubourgs, s'informant soigneusement des faits et des prouesses de chacun !
De sorte que lorsqu'ils faisaient leurs rapports à l'abbé et à ses aides réunis en conclave la moisson était toujours croustillante !!!
Après avoir statué suivait le jugement ou les conards se rendaient en ville, par groupes, s'arrêtant devant les maisons des coupables, ridiculisant une sottise, flétrissant un vice, censurait un abus et percevaient une amende.....croyez moi, il valait mieux payer sans rechigner !!!!
PS: il serait peut-être bénéfique de remettre au goût du jour cette vieille coutume qu'en pensez vous ?? perso je crois que chaque année nous pourrions nous payer une belle tranche de rire M de V
vendredi 30 mai 2025
La Finlande au Moyen âge
mardi 13 mai 2025
N° 490 ) Rouen Capitale Ducale
samedi 10 mai 2025
Les Jardins Vivriers Urbains au Bas Moyen Age
Le jardin qui jouxte la maison est ordinairement à l'arrière de celle-ci. Cette situation permet à l'occupant d'accéder de la rue à sa maison et de la, à son jardin à l'arrière, la fonction résidencielle primant avant tout
Le jardin étant terre de culture on peut avancer que ce dernier nécessite des soins journaliers. Ainsi pour des raisons de commodité le jardin trouve sa place tout naturellement jouxtant la maison
De plus dans le cas d'un Artisan ou d'un petit commerçant l'étal de vente se trouve devant donnant une vue sur le magasin ou l'atelier ( voir article les petits métiers de la rue ). Afin d'expliquer la présence de jardins à l'intérieur des villes il convient de parler de leurs propriétaires car bien sûr tout le monde ne possède pas un jardin vivrier es rues de la cité !!
Les Bourgeois on toujours passé pour aimer beaucoup les jardins, écrit G Riat avec raison dans son " Art des jardins ". C'est au XII et XIII siècles que la Bourgeoisie prend son essor!
Sans doute a-t-elle contribué à l'existance des jardins à l'intérieur des murs. Pour une ville comme Reims on constate que pour la riche paroisse de Saint Jacques, la grande majorité des jardins étaient couplés avec des maisons
Peut on y voir un lien entre le couple Maison-Jardin et l'aisance des propriétaires en milieu urbain ?....En excluant les ecclésiastiques (chaque maison religieuse ayant son jardin ) il semble que pour l'aristocratie et la haute bourgeoise ce soit le cas ????
Je rappelle que pour moi le Moyen âge est une cathédrale dont les piliers soutiennent 1000 ans d'histoire et dont le sol est pavé d'hypothèses plausibles ( j'avance la ma vision de copiste )
Car les populations gagnent du terrain à la fin du M-A surtout à partir de la guerre de cent ans, ou les gens en masse cherchent à habiter à l'abri des fortifications d'une cité !!!. Or donc on peut avancer que l'existence et l'entretien de jardins urbains sont liés au pouvoir financier de son propriétaire tout autant qu'à un état démographique
De par leurs petite superficie les jardins dit " Vivriers " intra-muros ne peuvent subvenir aux besoins alimentaires de toute une population urbaine. Ainsi très couramment il existe autour des villes, qu'elles soient grandes ou petites, ce que G-Duby a appelé " une auréole de jardinage "
Plus on s'éloigne des murs, plus vite apparaissent les cultures et jardins. Le paysage type de la banlieue d'une agglomération se composait shématiquement ainsi :
Proches de la cité ils sont d'un accés rapide pour pour les propriétaires urbains, de plus l'accès à l'eau est bien plus simple que dans les cités, tout le monde n'avait pas un puit dans son jardin loin s'en faut !!!
Il semble donc certain que les structures des villes du M-A, en France, ont comportés de nombreux jardins. Ils n'y occupaient cependant que des surfaces restreintes, mais celles ci s'étendaient dès qu'ils se trouvaient hors la commune cloture !
En fait le nombre et la densité des jardins intra-muros dépendaient de la surface de l'enceinte et du coefficient d'habitations. En général dans les petites agglomérations et dans les parties les plus anciennes de celle-ci les jardins étaient peu nombreux. Il semble cependant y avoir des exceptions, dont une se trouvant dans la région du Périgord ou votre Copiste le nain habite pratique hein !!!!!!!
On découvre dans les chroniques de Périgueux sous Louis XI, une description de la cité, ou il est dit comme suit :
Dans le corset bien serré de ses remparts et de ses trente et une tours, quel dédale de rues et de venelles, quel fouillis de maisons s'entassent sous les yeux de l'homme du Guet qui veille au sommet du clocher Saint Front.
Si étroites sont les rues, que le guetteur ne voit que toits aigus et petits jardins enclos de murs .....une exception qui confirmr la régle ???....peut être ?....n'étant pas Médiéviste je laisse à chacun le soin de se faire une opinion. Oui je sais c'est bien fourbe de ma part !!
PS : cet article est écrit suite à ma lecture d'une fort belle étude parue dans les cahiers de " Civilisation Médiévale " par Madame Elise Gisbert que je remercie M de V





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